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Optimiser le temps de travail avec une appli

Éleveur caprin, Jean-Yves Rousselot s'est équipé de l'appli Aptimiz en 2018 pour optimiser son temps de travail.

Jean-Yves Rousselot a toujours cherché à gérer ses journées au mieux. En s’aidant d’agendas d’abord, puis en s’appuyant sur l’appli Aptimiz qui calcule le temps passé à chaque activité.

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Depuis son installation en élevage caprin à la fin des années 1980, Jean-Yves Rousselot a toujours cherché à « y voir clair dans l’organisation du travail et le temps passé sur l’exploitation ». À la suite d’une formation suivie à l’époque sur la gestion du temps, il a tenu des agendas qui forment aujourd’hui des piles sur les étagères de son bureau.

Il y indique ses activités de la journée, celles qu’il prévoit ou qu’il a réalisées : un semis de maïs et la parcelle concernée, un traitement contre la coccidiose, une vente de chevreaux, le nettoyage de la salle de traite, la météo, des appels téléphoniques à donner, un passage à la Cuma, une réunion professionnelle… « C’est un peu comme le cahier de textes dans lequel un écolier écrit les devoirs qu’il a à faire. »

Une seule céréale

Ces agendas lui permettent de voir ce qui a changé d’une année sur l’autre et de repérer les journées les plus chargées. Ainsi, pour simplifier les moissons de céréales, il a choisi de ne produire que de l’orge.

« Les moissons sont terminées au 1er juillet et j’évite le gros rush de la Cuma sur les moissons de blé. » Il prend alors huit à dix jours de vacances avant d’attaquer la reproduction des chèvres en août.

En 2018, Jean-Yves Rousselot découvre l’appli Aptimiz, que viennent de créer deux jeunes ingénieurs et sur laquelle il compte pour améliorer encore l’organisation de son travail. « La force de cette application, c’est qu’elle sait exactement où je suis », souligne l’éleveur.

Avoir une vision d'ensemble

Tous les lieux de l’exploitation sont géolocalisés : chèvrerie, salle de traite, bureau, laiterie, nurserie… « L’appli calcule le temps pour aller d’un lieu à l’autre et le temps passé dans chacun d’eux ainsi que dans chaque parcelle de l’exploitation. »

Téléchargée sur son téléphone portable, Aptimiz restitue les données collectées sous forme de graphiques. Ceux-ci permettent de visualiser le temps consacré à chaque activité et son évolution sur le long terme. « La première année permet d’avoir une vision d’ensemble. La deuxième, on regarde les pics pour voir ce qu’on peut améliorer. »

L’application a ainsi confirmé à Jean-Yves Rousselot que les trente brebis qui occupent une parcelle de prairie à 8 km de l’exploitation mobilisent beaucoup de temps pour une faible rentabilité économique. « Sur l’année, je passais plus de temps sur la route qu’à m’occuper vraiment des moutons. »

Lactation longue pour réduire les mises bas

Vraie surprise, cette fois, avec le temps consacré aux mises bas. « Je me suis rendu compte que j’avais un pic jusqu’au sevrage, explique l’éleveur. Ça représentait 400 heures sur deux mois, soit une heure par chèvre. »

Pour réduire ce pic de travaux, Jean-Yves Rousselot a décidé de passer 150 chèvres en lactation longue. « C’est plus de 100 heures de travail en moins. Même si je passe plus de temps à la traite, j’en gagne vraiment sur les mises bas. Il reste quand même 70 heures de travail par semaine, mais sur trois semaines seulement au lieu de six à huit auparavant. »

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